Glossaire

De nombreux secteurs s’appuient chaque jour sur les chariots élévateurs. On les croise dans les entrepôts, les usines, les docks, les centres de recyclage et bien d’autres lieux encore. Grâce aux fourches montées à l’avant, les opérateurs déplacent et soulèvent sans peine des charges lourdes ou encombrantes. Cet article fait le point sur les différents types d’inspections, sur ce qu’ils apportent à la sécurité et à l’efficacité d’un site, et sur la façon dont un logiciel adapté facilite la gestion et l’entretien d’une flotte.

Points clés

  • Les chariots élévateurs sont des véhicules équipés de fourches utilisés pour lever et transporter des charges lourdes.
  • LOLER 1998 et PUWER 1998 réglementent la manière et la fréquence d’inspection des chariots.
  • Les contrôles doivent être réalisés chaque jour, chaque semaine et tous les 6 à 12 mois.
  • Les éléments à vérifier avant utilisation comprennent les dispositifs de sécurité, les pneus, les niveaux d’huile et de carburant ainsi que l’environnement immédiat.

Que sont les contrôles de chariot élévateur ?

Comme la plupart des machines, les chariots élévateurs doivent être contrôlés à intervalles réguliers pour s’assurer qu’ils restent en bon état et sûrs à utiliser. Ces contrôles prennent plusieurs formes : vérifications quotidiennes, audits hebdomadaires, examens approfondis, inspections visuelles ou fonctionnelles. La loi les encadre, à travers LOLER 1998 (Lifting Operations and Lifting Equipment Regulations) et PUWER 1998 (Provision and Use of Work Equipment Regulations).

Contrôles de chariot élévateur: flotte de chariots jaunes

Inspections quotidiennes, hebdomadaires et approfondies

On peut classer les contrôles selon leur méthode autant que selon leur fréquence. Sur le plan de la méthode, un contrôle est soit visuel, soit fonctionnel. Le contrôle visuel consiste à examiner le chariot de l’extérieur pour repérer tout défaut apparent : pneus abîmés, pression incorrecte, fuites manifestes, châssis endommagé. Le contrôle fonctionnel, lui, se fait en marche : on met le chariot en mouvement pour juger du moteur, des dispositifs de sécurité et des composants mécaniques.

Quand on les classe par fréquence et par profondeur, on distingue trois types d’inspections :

  • Contrôles quotidiens
  • Contrôles hebdomadaires
  • Examen approfondi
Checklist quotidienne avant utilisation du chariot élévateur

Inspections quotidiennes ou pré-opérationnelles

Les inspections quotidiennes, qu’on appelle aussi contrôles avant utilisation ou pré-opérationnels, reviennent à l’opérateur. Il les effectue en début de journée, en prise de poste ou avant chaque utilisation, d’où leur nom. Rien d’optionnel ici : c’est une exigence légale, pensée pour protéger l’opérateur comme les personnes qui l’entourent.

Inutile de les confondre avec l’examen approfondi, qui ne survient que tous les 6 à 12 mois. Il s’agit plutôt de vérifications rapides, destinées à débusquer les petits problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en arrêt ou en accident. Comme les opérateurs ne sont pas des mécaniciens, on ne leur demande pas de détecter ni de réparer de grosses pannes. Le contrôle quotidien doit donc rester simple, et le plus efficace est de remettre à chacun une checklist à suivre. Elle peut comprendre :

  • État général et dommages évidents
  • Pneus
  • Niveau d’huile moteur
  • Niveau de fluide hydraulique
  • Dispositifs de sécurité, freins, feux, alarmes et capteurs
  • Batterie
  • Écrous, boulons et chaînes
  • Systèmes hydrauliques
  • Frein de stationnement
  • Voyants et autres dispositifs d’alerte
  • Fourches
  • Fils exposés
  • Fuites de fluides
  • Siège et ceinture
  • Contrôle de l’environnement immédiat

Contrôles hebdomadaires

Les inspections hebdomadaires recoupent en partie les contrôles quotidiens, mais elles vont plus loin et prennent davantage de temps. On y examine de près les systèmes hydrauliques, les chaînes et les niveaux d’huile de transmission, afin d’éviter qu’une défaillance ne se traduise par un arrêt ou une réparation coûteuse. Et là où le contrôle quotidien revient à l’opérateur, l’audit hebdomadaire peut aussi être confié à un ingénieur qualifié.

Examen approfondi

De même qu’une voiture passe un contrôle technique régulier, un chariot élévateur doit faire l’objet d’un examen approfondi au titre de LOLER 1998 et PUWER 1998. Lors d’une inspection LOLER, une personne compétente passe en revue dans le détail les équipements de levage, chariots compris. La HSE (Health and Safety Executive) précise les qualifications attendues dans des directives dédiées. Une fois l’inspection menée et l’équipement jugé conforme, un certificat ou un rapport écrit est délivré.

Routine de contrôle avant utilisation

Pour visualiser concrètement la routine de pré-contrôle, cette vidéo de la Health and Safety Authority of Ireland sur la sécurité des véhicules au travail est un bon point de départ.

Importance des contrôles avant utilisation

Contrôles avant utilisation, audits hebdomadaires, examens approfondis : tout cela peut sembler coûteux, en temps comme en argent. La réalité est inverse. Ces vérifications mobilisent des ressources sur le moment, mais elles en font économiser bien davantage sur la durée.

En contrôlant vos équipements chaque jour, chaque semaine et chaque année, vous les maintenez en bon état. Corriger tout de suite un petit défaut ou une usure normale épargne à l’entreprise des réparations lourdes et imprévues. Un contrôle avant utilisation ou un audit hebdomadaire met souvent au jour un détail qui, autrement, aurait cloué le chariot au sol en pleine journée. Des inspections régulières gagnent donc en efficacité et évitent les pertes liées aux immobilisations.

Le temps et l’argent ne sont pas tout. La sécurité des opérateurs et des personnes à proximité compte tout autant. À l’image d’une voiture, un chariot dont un organe mécanique lâche ou dont un dispositif de sécurité est défaillant peut provoquer un accident. Or, dans la plupart des cas, des contrôles réguliers suffisent à l’éviter.

Contrôle de chariot élévateur: un chariot soulève une caisse

Comment un logiciel de gestion de flotte de chariots aide-t-il ?

ToolSense est une solution de gestion des actifs qui couvre de nombreux usages. Depuis une seule plateforme, vous gérez et entretenez votre flotte de chariots et le reste de vos équipements, en fluidifiant les workflows et en réduisant les coûts au passage. Vos chariots et autres actifs existants entrent dans la base ToolSense par un simple import Excel, puis reçoivent chacun un QR code unique. À chaque utilisation, maintenance, réparation ou signalement, l’opérateur scanne ce code et fait remonter les données de l’équipement vers le système.

Le logiciel suit alors la localisation, le temps de fonctionnement, les arrêts et les tâches de maintenance. Les inspections quotidiennes, hebdomadaires et annuelles y sont archivées, et un rappel part vers les employés dès qu’un contrôle arrive à échéance. Vous pouvez même y intégrer des checklists personnalisées de contrôle quotidien et hebdomadaire à destination des opérateurs. Plus aucune date ni aucun détail ne passe à la trappe.

Alexander Manafi (CEO) présente les formulaires et checklists personnalisés

Suivre les contrôles, c’est aussi garder une trace des tâches de maintenance effectuées. ToolSense centralise ces informations dans le dossier de cycle de vie de chaque actif et offre des fonctions complètes d’analyse et de reporting. Vous voyez ainsi noir sur blanc quel chariot a été contrôlé, combien de temps il a tourné et quel actif accumule le plus d’arrêts ou de demandes de réparation. De quoi appuyer les décisions de l’entreprise sur des données concrètes.

Conclusion : suivre les contrôles de chariot avec ToolSense

Quand on exploite une flotte, les contrôles de chariot font partie intégrante du travail de tous les jours. S’ils comptent autant, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont obligatoires au Royaume-Uni : ils protègent le personnel et maintiennent les équipements en état. Un logiciel de gestion de flotte automatise par ailleurs une bonne partie des étapes de maintenance, pour des économies de temps et d’argent qui se confirment sur la durée.

FAQ

Comment contrôler un chariot élévateur ?

Une checklist quotidienne peut inclure des contrôles visuels, comme les dommages ou fuites, ainsi que des contrôles fonctionnels des dispositifs de sécurité, niveaux de carburant et d’huile, et fonctionnement général.

Comment inspecter un chariot élévateur ?

Une inspection peut être visuelle ou fonctionnelle. Visuellement, on vérifie les fissures, fuites ou autres dommages. Fonctionnellement, on teste le fonctionnement général du chariot et ses dispositifs de sécurité importants.

À quoi sert un chariot élévateur ?

Les chariots élévateurs sont des outils puissants utilisés pour lever et transporter de lourdes charges. Les fourches avant sont particulièrement utiles en entrepôt, sur les docks, dans les centres de recyclage ou les usines.

Que vérifier avant d’utiliser un chariot élévateur ?

L’opérateur doit vérifier les dommages visibles, les pneus à plat ou abîmés, les niveaux de carburant et d’huile moteur, ainsi que les éventuels défauts des dispositifs de sécurité.

Les contrôles de chariot sont-ils obligatoires ?

Au Royaume-Uni, les contrôles réguliers sont obligatoires selon LOLER 1998 et PUWER 1998, qui encadrent les mesures de sécurité et les équipements de levage, sous la définition de la HSE.

À quelle fréquence faut-il contrôler les chariots élévateurs ?

Les inspections approfondies doivent avoir lieu tous les 6 à 12 mois, tandis que des contrôles plus légers peuvent être hebdomadaires. Certaines parties, comme les dispositifs de sécurité ou les pneus, doivent être vérifiées avant chaque utilisation.